13ème Forum de la CFHTB
15 au 18 Mai 2024
L’hypnose : le reflet des possibles
Bordeaux

Le mot du président

Hommages à Didier Michaux

 

Didier Michaux par sa personnalité, ses travaux, son enseignement et son investissement pour le développement de l’hypnose en France, aura été un acteur important et un précurseur pour nombre d’entre nous. Un dicton africain dit que «Lorsque un ancien disparaît, c’est une bibliothèque qui brûle»…C’est un peu le sentiment qui nous étreint au moment de penser au départ de Didier. Cependant, il aura laissé un héritage que nous nous devons d’honorer et de perpétuer ; pour ce faire qui de mieux, pour lui rendre un ultime honneur et témoignage que des personnes qui l’ont côtoyé et qui nous livrent comme un fragment du trésor qu’il leur aura légué, transmis. Merci donc à vous Yves Halfon et Isabelle Ignace de permettre à la CFHTB par vos écrits et témoignages d’honorer un pionnier de l’Hypnose Ericksonienne en France.

«Didier Repose en Paix»

Pr Pierre Castelnau

Président de Confédération  Francophone d’Hypnose et Thérapie Brèves

 

 

Halfon Yves 2

Ma rencontre avec Didier

« J’ai rencontré Didier Michaux pour la première fois lors de ma formation d’hypnose à l’époque de Léon Chertok, psychiatre. Psychologue expérimental, chercheur au CNRS, Il était le collaborateur le plus proche de ce dernier. Dans cette formation nous étions cinq, dont Jean Marc Benhaïem, Edouard Collot et moi-même.

En fin de formation, Edouard Collot et moi-même poussèrent Didier à créer son propre institut. Cela se passait dans une des brasseries parisiennes qu’il affectionnait tant pour leur bière que pour le travail de réflexion sur l’hypnose et ses applications médicales. Ainsi naquit l’IFH, à l’orée des années 90.

Il mit en place les deux formations que nous lui avions proposées : -l’hypno analyse (Edouard Collot, psychiatre) et

-l’hypnoanalgésie (Yves Halfon, psychologue clinicien),

Toutes les deux sont les ancêtres de l’hypnose en psychothérapie et de l’hypnose dans le soin, telle que pratiquée aujourd’hui encore.

Nous étions, Didier, Edouard et votre humble serviteur, les premiers à proposer ces formations aux hôpitaux.

Très vite par le sérieux et l’exigence scientifique et clinique qu’il imposa, l’Institut Français d’Hypnose se développa et forme encore aujourd’hui un très grand nombre de soignants, d’ailleurs maints de ses élèves, par la suite créèrent leur propre institut. Ils ont une part prépondérante dans le développement de l’hypnose et de ses applications médicales en France ; nous les retrouvons très souvent dans la Confédération d’Hypnose et de Thérapie Brève

Didier restera pour moi et pour bien d’autres personnes, un ami, malgré quelques différents et c’est surtout celui qui crut au renouveau de l’hypnose.

Merci Didier, tu es parti de l’autre côté. Je suis sûr qu’il y a une brasserie où nous nous rencontrerons un jour, pour parler d’hypnose et d’autres sujets plus intimes»

Yves Halfon

Psychologue clinicien

Enseignant à l’Institut de Formation à l’Hypnose de 1990 à 2013

Institut Milton H. Erickson de Normandie

Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapie Brève

 

 

Isabelle Ignace Psychologue Clinicienne«Merci Didier…»

« Didier Michaux a littéralement bouleversé ma vie. On peut dire que la période où je l’ai le plus côtoyé au quotidien fut de 2000 à 2012. Je l’ai donc rencontré en dernière année d’études, à l’Université de Nanterre. Mon dernier partage avec lui fut à Houlgate au printemps dernier, maison normande dans laquelle il s’était retiré depuis sa retraite.

Durant ces année-là, l’IFH était une toute petite famille. Didier m’avait proposé d’être son « aide, sa mémoire, son assistante du quotidien, sa roue de secours tout terrain » pour la partie formation, organisation et développement.

Je garde de mes contacts avec lui cette sorte d’étonnement, chaque année, de réaliser qu’il y avait de plus en plus de demandes, de plus en plus de personnes formées à l’hypnose. De son point de vue, cet « engouement pour l’hypnose pouvait disparaître rapidement ». Une fois, j’ai le souvenir de lui avoir demandé s’il avait idée du nombre de personnes que l’IFH avait pu former depuis sa création en 1990, et l’impact dans la vie des soignants et des patients que cela avait pu avoir. En réponse à cela il avait eu l’air un peu dubitatif, ce côté « je ne la ramène pas trop », cette forme d’humilité discrète qui l’a suivi toute sa vie. J’adorais discuter avec lui, au point je crois que nous étions devenus amis

Un jour, autour de 2005, il m’apprend que sa mère est hospitalisée en fin de vie. Nous échangeons sur la communication hospitalière, sur la souffrance de sa mère, sur des petites choses qu’il serait peut-être possible de mettre en place pour éviter moins de maltraitance. Sa mère décède, le laissant en questionnement sur l’humanisation des soins dans les hôpitaux. De là sont partis nos échanges sur ce qu’il serait intéressant de créer comme programme hospitalier de sept jours.

Un quatuor se met alors en place ; Antoine comme créateur de programme, Chantal comme étant la personne qui proposerait la formation en intra-hospitalier à l’hôpital Robert Debré, et moi comme animatrice de ces formations à travers toute la France. Très rapidement l’équipe s’est étoffée avec d’autres formateurs. Quand je vois l’impact de ces formations  sur les soignants et sur les patients, cela m’émeut encore.

Si je ferme les yeux et que j’imagine la présence de Didier, bien des éléments me reviennent en mémoire, comme un patchwork de souvenirs : son style bien à lui…, le son de sa voix lors des accompagnements hypnotique…, sa conduite hors du commun dans Paris, toujours zen… cette odeur de cigarette qu’il affectionnait tant…. et ces fous rire lors de moment marquant de la vie de l’Institut…Je crois ne l’avoir jamais entendu critiquer personne. Il était assez discret en tout.

Une chose qui l’a tenu toute sa vie était son goût de la recherche, des preuves et de tout ce qui pouvait venir valider scientifiquement ce que nous avancions sur l’hypnose. Et il incitait fortement toute personne souhaitant faire de la recherche à se lancer. Notamment, Marie-Elisabeth Faymonville, qui lorsqu’elle se forma  à l’hypnose  lui demanda ce qu’elle pouvait faire, sans hésitation il lui a répondu ; de la recherche. De là découlent les travaux que nous connaissons et qui ont tellement aidé à rendre l’hypnose crédible au point de participer à faire entrer cette approche à l’hôpital.

Comme tout bon « Papa hypnotique »  je ne garde de lui que ce qu’il m’a appris, transmis, donné et qui a fait en grande partie qui je suis aujourd’hui…

Merci Didier…»

Isabelle Ignace

Psychologue Clinicienne

Hypnothérapeute

Formatrice en milieu Hospitalier

 

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